LANSANA CONTE : LES SIGNES PREMONITOIRES DE SON POUVOIR.

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A sa naissance en 1934 à Moussaya district de Loumbaya dans le bouramaya-Fotonta,

De Alkhaly Alsény Conté et de Mafoudia Camara dite Mmah, son homonyme serait un

Grand Marabout qui résidait dans un village se trouvant entre Tanéné et Boffa.

Ce dernier possédait selon des témoignages, l’une des plus célèbres écoles coraniques

De la contrée et avait aussi une grande renommée.

 

C’est d’ailleurs chez lui que le père du jeune Lansana, l’aurait envoyé pour sa formation

Coranique.il y serait resté jusqu’à la fin de ses classes si des chenilles qui rongèrent ses

Pieds, n’avaient pas obligé Alkhaly Alsény Conté,à venir chercher son fils et de le ramener

Au village à Moussaya pour le soigner avec la promesse de son retour après le traitement.

Malheureusement il ne put tenir parole.car, les chenilles avaient sérieusement affectées

Les pieds de Lansana au point que son traitement prit assez de temps, son

Père, renonça à le ramener chez son homonyme et maitre coranique.

 

A sa guérison, Alkhaly Alsény Conté sur injonction parait-il, de l’ainée de ses enfants, Nna

Khady, décida plutôt d’envoyer le jeune Lansana à l’école Française qui à l’époque,

Se trouvait à Ouassou.

 

A noter que cette dernière et Salifou Diannanké sont les enfants de Nna Yéni du village de

Kémaya et qui était la première femme de Alkhaly Alsény Conté.

Moussaya étant éloigné de Ouassou, la décision fut prise d’envoyer le jeune Lansana,

Dans sa famille maternelle à Kondéya dans le Bouramaya-Fassa, d’où il pouvait traverser

Facilement le fleuve Konkouré pour se rendre à l’école.

D’ailleurs il ne va pas longtemps être sevré de sa mère.car, son père vient de prendre

La décision de faire de Wawa, sur les terres offertes par son beau-père Seydouba Camara

Dit Alkhaly Gbélia lors de son mariage avec l’ainée de ses neuf enfants, Mafoudia, le deuxième carré familial de Alkhaly Alsény Conté.

 

Lansana Conté retrouve donc la chaleur de ses oncles comme Sokho Ousmane, mais aussi sa sœur ainée

Nna Hawa Conté qui venait d’être donnée en mariage à Fandiekhouré non loin de là.

Il traverse donc tous les jours ouvrables le fleuve Konkouré pour se rendre à l’école à Ouassou.

Puis, un jour le chef de Canton certainement sur recommandation des marabouts, procéda à un grand

Sacrifice qui consistait à la préparation d’un gros plat de riz qui devait être mangé par des jeunes garçons et des jeunes filles.

 

Lansana Conté fait partie du groupe des jeunes garçons qui, après le copieux repas et le lavage des

Mains dans le même bol comme le veut la coutume, se présente devant le Chef de Canton pour le remercier et prier DIEU afin qu’Il  exauce ses vœux.

 

Dès que les yeux du Chef de Canton croisèrent ceux du jeune Lansana Conté, il noircit aussitôt

De colère sans que l’assistance ne sache pourquoi.

Alors il apostropha péremptoirement le jeune garçon en lui demandant d’où venait-il,

Et qui était son père.

 

Ce dernier répondit poliment au Chef de Canton qui lui intimida alors d’aller chercher ce dernier

Séance tenante. Aussitôt dit, aussitôt fait. Voici donc Alkhaly Alsény Conté, en face du Chef de

Canton de Ouassou. Leurs échanges sont tumultueux et sans appel.sur place, il lui est demandé

De prendre son fils et de partir de là immédiatement.car dit-il, tous deux, ne peuvent pas vivre

Ensemble à Ouassou. contre son gré, le jeune élève Lansana Conté, reprend le chemin de

Wawa puis de Kondéya et Moussaya avant que son père ne lui trouva un nouveau tuteur

Mais cette fois-ci à Dubréka dans une famille Bangoura.

 

A suivre.                                   Amadou Diouldé Diallo